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Top 5 des femmes qui ont marqué l'histoire de Marrakech

Par: Majda FADILI  

CULTURE La ville ocre compte parmi ses citoyens un grand nombre de femmes qui ont participé à son rayonnement et à la promotion de son image au niveau national et international. Et comme le 8 mars, c’est la Journée de la Femme, Made in Marrakech vous rappelle le parcours de cinq personnalités féminines qui ont marqué l’histoire de la Perle du Sud.

1. Leila Alaoui, photographe
Née à Paris, Leila Alaoui s’installe à Marrakech avec ses parents pendant son enfance, puis s’envole pour les États-Unis, à l’âge de 17 ans, afin d’y poursuivre des études en cinéma et en sciences sociales. Passionnée par la photographie depuis son plus jeune âge, elle parcourt le Maroc avec son studio nomade pour immortaliser des visages reflétant les identités culturelles du pays. Les portraits de Leila Alaoui font très vite le tour du monde, et elle se fait remarquer lors de son exposition "Le Maroc Contemporain" à l’Institut du Monde Arabe, à Paris. En janvier 2016, elle s’envole pour Ouagadougou, dans le cadre d’un projet de documentaire initié par l’ONG Amnesty International, sur les violences faites aux femmes en Afrique de L’Ouest. Mais la capitale du Burkina Faso est alors victime d’attentats terroristes et la jeune photographe âgée de 33 ans est mortellement blessée. Depuis les hommages se multiplient pour cette grande artiste tristement disparue.

2. Élisabeth Bauchet-Bouhlal, directrice du Es Saadi Marrakech Resort
Propriétaire du Es Saadi Marrakech Resort depuis 1966, Élisabeth Bauchet-Bouhlal est une femme d’affaires française installée à Marrakech. Succédant à son père, elle reprend le projet familial et participe activement à son épanouissement faisant ainsi de cet hôtel de charme, l’un des lieux mythiques de la ville ocre. Élisabeth Bauchet-Bouhlal est également l’initiatrice du Festival Art Fair et veille à la continuité du Prix Littéraire de la Mamounia, dédié à la promotion de la littérature marocaine d'expression française. Devenue une véritable ambassadrice de la culture franco-marocaine, Élisabeth Bauchet-Bouhlal a été décorée en 2014, au grade d’Officier de l’Ordre du Wissam Alaouite, par le Roi Mohammed VI.

3. Nora Belahcen Fitzgerald, fondatrice de l’association Amal pour les arts culinaires. 
Née au Maroc de parents américains, Nora Belahcen Fitzgerald part aux Etats-Unis poursuivre ses études. En 2013, alors qu’elle est revenue s’installer à Marrakech, elle fonde sa propre association AMAL, ainsi qu’un restaurant solidaire où les employés sont uniquement des femmes en difficulté. Durant plusieurs mois de formation, l’association AMAL les initie à l’art culinaire et à la gestion d’entreprise afin qu’elles puissent par la suite, créer leur micro-société. Une formation qui a pour but d’amener ces femmes marginalisées à retrouver confiance en soi et leur indépendance économique. Deux ans après la création de son association, Nora Belahcen Fitzgerald devient la première lauréate marocaine à remporter le Prix du Jury du Women for Change, de la Fondation Orange, récompensant des femmes originaires de pays méditerranéens qui luttent pour faire avancer la cause féminine.

4. Ouidad Tebbaa, professeur 
Ouidad Tebbaa est professeur et a également été la Doyenne de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Marrakech entre 2010 et 2015. Membre de la chaire UNESCO en paysage et environnement, elle a publié de nombreux articles sur le sujet et se bat pour la sauvegarde du patrimoine par un travail sur le terrain. Elle a notamment activement oeuvré à la reconnaissance de la place Jemaa El Fna en tant que patrimoine oral et immateriel de l’Humanité par l'UNESCO, et a également reçu, avec un groupe d’experts, le prix Carlo Scarpa pour le travail réalisé autour du Jardin de l’Agdal.

5. Helga Heidrich, activiste pour la cause animale
Helga heidrich est née en Allemagne où elle a ouvert son premier refuge pour animaux en 1973. Elle avait alors 28 ans et exerçait jusque-là la profession d'acupuncteur. Appréciant le Maroc et particulièrement le charme de la cité ocre, elle décide de s’installer ici en 1995 et de se battre pour la cause animale. Cette implication envers les animaux qui ont besoin d’aide n’a cessé de s’amplifier au fur et à mesure des années. Elle a commencé avec un refuge dédié aux équidés, puis elle achète un terrain plus conséquent et crée sa propre organisation pour la protection des animaux, la Fondation Helga Heidrich. Aujourd’hui, elle continue son combat et soigne, traite, vaccine, opère… tous les animaux nécessiteux sans exception. 

Photos : DR