Culture

Le Musée MACMA : L’art et la culture à l’honneur !

Par: Julien ANTINOFF  

NOUVEAUTE Le Musée d'Art et de Culture de Marrakech (MACMA) a été inauguré, le 26 février dernier, avec une exposition intitulée "Face à l'Histoire" des artistes Mahi Binebine et Najia Mehadji. Derrière ce nouvel espace de 400 m², il y a un homme, Nabil El Mallouki, galeriste depuis près de vingt ans. Rencontre avec ce passionné qui souhaite faire évoluer la scène culturelle au Maroc.

Made in Marrakech : Ouvrir un musée, pourquoi ?
Nabil El Mallouki : Je rêvais d'ouvrir ce musée depuis une dizaine d'années. Cela fait 17 ans que je suis galeriste et je me suis rendu compte qu'une galerie est trop dépendante de son propriétaire, lorsque celui-ci arrête, volontairement ou non, la galerie disparaît avec. Je souhaitais donc rendre mon travail moins éphémère, car un musée perdure dans le temps, peut importe l'identité de son fondateur.

MIM : Marrakech, un choix naturel ?
NEM : Je suis marrakchi de naissance, j'ai grandi dans cette ville, qui m'a énormément apporté, j'avais donc envie de lui rendre, en contribuant à son effervescence artistique. Marrakech est la plate-forme internationale du Maroc, elle donne aux artistes marocains une visibilité mondiale.

MIM : Une exposition inaugurale réussie ?
NEM : Le projet était d'ouvrir le musée au mois de mai avec une exposition intitulée "Un Siècle de création au Maroc". Mais Mahi Binebine m'a parlé de son travail, de son engagement et du titre de cette exposition "Face à l'histoire" que j'ai trouvé fascinant. Je lui ai donc proposé de l'organiser au MACMA, le lieu n'était pas prêt mais pendant un mois, nous avons travaillé matin et soir afin qu'il le soit. Cette première exposition dure deux mois - le temps de la Biennale - et ensuite nous proposerons celle prévue au départ qui durera un an. 

MIM : Le Musée d'Art et de Culture, un nom évocateur ?
NEM : En choisissant ce nom, je ne voulais pas limiter mon champ d'action, à la peinture ou à la sculpture. Je souhaite ratisser large en exposant, par exemple, des vieux tapis, des bijoux anciens... À travers ce musée, nous voulons montrer des oeuvres qui possèdent une thématique, un langage, une émotion...Le qualité et le message sont les deux critères primordiaux. 

MIM : Le développement de ce lieu ?
NEM : Nous voulons organiser des signatures de livres, des lectures de poésies, des débats, etc. Un café littéraire va également être aménagé à côté du musée.

Photos MACMA