Les « Bab » sont les portes qui percent les 19km de rempart en pisé de la Médina de Marrakech. Elles ont souvent la forme religieuse du mihrab. La muraille originelle fut bâtie par l’Almoravide Ali Ben Youssef au début de XIIème siècle pour se protéger des attaques extérieures.
A l’heure actuelle, certaine partie de ces remparts sont encore bien conservés, malgré les changements et aménagements de la vieille ville.
Il est très agréable d’y déambuler, en calèche, en vélo, à pieds ou même en taxi.

Bab Aghmat : cette porte doit son nom à l’ancienne capitale du Haouz avant la fondation de Marrakech

Bab Agnaou (plus vieille porte de Marrakech) : est considérée comme la porte principale, elle s’élève en face du minaret de la casbah

Bab Ahmar : cette porte fait référence à la tribu Ahmar qui l’ empruntait jadis pour accéder à Marrakech

Bab Aylen : c’est ici que les Almohades furent vaincus en 1129 alors qu’ils tentaient de s’emparer de Marrakech

Bab Berrima : elle fût construite par Ahmed al Mansour au XVIème siècle, afin de contrôler l’acheminement des matériaux précieux de la construction du Palais el Badii

Bab Doukkala : cette porte d’origine Almoravide, doit son nom au territoire homonyme, habité par des populations almohades

Bab Ed Debbagh : elle est par sa construction, la plus compliquée de toutes les portes de Marrakech : formée de 5 coudes, il faut tourner cinq fois avant d’entrer à l’intérieur. Elle donne accès au quartier des tanneurs

Bab El Jédid : elle marque l’accès entre le quartier de l’Hivernage et la Médina face à la Manounia. Cette partie du remparts est très bien conservée et très belle

Bab El Khémis : la porte du jeudi, c’était l’entrée principale de la ville des jardins (Medinet Er-Ryad El’Anbari ou cité du jardin de l’ambre) et de l’ancien Mellah (quartier juif)

Bab El Makhzen : la « porte du Palais du Gouverneur », jadis exclusivement réservée au passage des sultans

Bab El Raha : la porte du jus de raisins, partie nord de la muraille, dont il ne subsiste qu’une baie

Bab Er Robb : magnifiquement ornementée, cette porte avait la vocation historique de point de contrôle à l’entrée de boissons alcoolisées dans la Médina

Bab Ksiba : cette porte s’ouvrait sur la route de la ville Berbère d’El Ksiba

Bab Nkob : c’est une porte bâtie à l’ère du protectorat pour lier la nouvelle ville Gueliz de l’ancienne ville la Médina

Bab Ighli : c’était la porte principale de la médina, aujourd’hui c’est parmi les portes principales du palais royal. « Ighli » veut dire en berbère : « montes », et c’était le nom donné au personne qui la gardait

Bab Taghzout : cette porte, actuellement à l’intérieur de la ville du fait de l’adjonction tardive du quartier de Sidi-Bel-Abbès, a conservé son nom dont on ne connaît pas aujourd’hui la bonne signification.
Certains ont pensé au jeu de la poudre, « tagzùt » en berbère ; mais la « fantasia » n’existait pas au temps des Almoravides, pas plus que la poudre. Par contre, c’est un mot qui est fréquemment relevé dans la toponymie berbère et qui indique une « dépression », une « vallée », selon Emile Laoust, un « jardin » ou des « fractions de tribus »
Mais aussi :

Bab Ech Charia

Bab Er Rharaza

Bab Fteuh

Bab Shoushiga