Peu d’adresses exceptionnelles à
Marrakech côté table, la plupart des
restaurants semblant surtout investir dans le décor.. (
Marrakech est loin d’être un cas isolé, malheureusement). Nous avons quand même découvert 2 adresses sympa grâce à des amis marrakchis qui nous ont « orienté ». Il y a d’abord eu le café de la Poste qui est une vraie bonne brasserie à la mode parisienne (unique dans le genre à
Marrakech apparemment) mais aussi et surtout le
restaurant du
riad Monceau qui est lui complètement couleur locale puisque c’est un
restaurant gastronomique marocain établit de surcroît dans un «
riad » (superbe).
La démarche de ce
resto n’est pas sans rappeler celle de certains grands chefs français qui revisitent les classiques et transforment des plats que l’on croyait banals en véritables œuvres d’art.
Ayant été « initiés » à la cuisine du pays par nos amis, nous avons pu apprécier les qualités et l’originalité de ce
restaurant tapi au fond d’une toute petite ruelle à 2 pas de l’hallucinante place Jemaa el Fna (à découvrir impérativement en soirée ). Le principe est simple : un seul menu (dégustation) qui change tous les jours.. N’ayant pas le choix des plats, c’est la surprise, et elle est bonne ! (par contre grande carte de – très bons – vins marocains).
Exemple de plats : nous avons eu en première entrée un potage de fèves qui s’appelle la « bissarah ». Au
Maroc c’est apparemment considéré comme le plat du pauvre et donc normalement aucun
restaurant ne le propose.
A en croire nos amis c’est normalement un brouet épais, grumeleux et relativement insipide dont le seul intérêt est de nourrir et de réchauffer. Rien à voir avec la merveille que nous avons déguster ici : un potage très crémeux, extrêmement aromatique et idéalement épicé ; un vrai
festival de saveur subtilement rehaussé d’une tombée d’huile d’olive posée en surface à la dernière minute. Une petite entrée délicieuse, idéale pour mettre en appétit et réchauffer les corps quand les soirées sont un peu fraîches (il ne devait pas faire plus de 10° au thermomètre le soir en question !).
Autre exemple, la 2e entrée qui était une « Makouda » (orthographe pas certifiée) qui se présente comme un petit gâteau rond alternant différentes couches aux textures et saveurs variées et complémentaires : galette de pommes de terre, aubergines caramélisées, crevettes épicées, .. Un plat magnifique et très fin sur une base qui, la aussi tient plûtot du plat du pauvre (la makouda est normalement une simple galette de pommes de terre).
Tout cela pour dire que ce
restaurant est une très bonne adresse qui ravira aussi bien les gastronomes que les personnes qui ont simplement envie de passer une soirée chic et romantique car le décor est somptueux.