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Jim Jarmush au FIFM

Invité spécial du Festival international du film de Marrakech, qui lui consacre une rétrospective, le cinéaste américain Jim Jarmusch a donné une “leçon” de cinéma bien particulière.


Oubliez vos souvenirs de collège ou de lycée. Vous êtes bien en classe, mais aujourd’hui le professeur s’appelle Jim Jarmusch. Et il est venu parler cinéma.

Deux heures avant le début de la « Master class », l’un des évènements les plus attendus du festival de Marrakech des jeunes attendent déjà à l’extérieur du Palais des congrès. Étudiants en école de cinéma, lycéens ou simples curieux se pressent dans la salle aux côtés de réalisateurs aussi célèbres qu’Elia Suleiman ou Abbas Kiarostami. Tout le monde attend sagement le grand réalisateur américain aux éternels cheveux blancs.

La session commence. « Je ne suis pas un professeur mais un étudiant du cinéma, dit Jarmusch. C’est un art où l’on passe son temps à apprendre... » Pendant une heure, le public est attentif, respectueux, mais pas du tout intimidé. Une grande décontraction règne, les rires fusent et des explosions d’applaudissements accompagnent les bons mots du réalisateur.

"Je n’aime pas les plans"

S’il est l’auteur de chefs d’œuvre aussi aboutis que Strangers in paradise, Dawn by law, Ghost Dog ou encore Dead Man, Jim Jarmusch n’a rien d’un donneur de leçons. Il n’a qu’un mot à la bouche : « mystère ». « On ne sait jamais pourquoi on réussit une scène, pourquoi un plan est magique. La force du cinéma c’est de capter un moment qui est par définition unique et qui reste à jamais mystérieux. »

« Je n’aime pas les plans » reprend-il. Loins d’être calculateur, ou carriériste, Jarmusch est un infatigable explorateur dont les références vont de la pop musique à Jean-Sébastien Bach, de Johannes Vermeer à Andy Warhol et aux mangas d’aujourd’hui. Il lui arrive même de citer l’auteur latin Virgile.

"Don’t follow the leaders !"

Les jeunes participants sont impresionnés. « J’ai noté tout ce qu’il a dit dans mon carnet et je vais essayer de voir ses films. J’ai l’impression d’être aux États-unis dans une grande école de cinéma ! », s’extasie une timide jeune femme voilée, étudiante à la faculté de lettres de Marrakech « C’est un grand monsieur. Il est très drôle et on sent qu’il respecte vraiment les gens », ajoute Rachid, un lycéen.

L’une des plus grandes réussites du festival 2009 réside, sans conteste, dans les rencontres organisées avec des cinéastes comme Émir Kusturica et Jim Jarmusch, qui ont construit des oeuvres en dehors des grands studios et loin des schémas préétablis. Ce qui reste, bien-sûr, la meilleure façon d’inciter les jeunes réalisateurs à emprunter leur propre chemin.

« La plus grande leçon de cinéma que j’ai jamais reçue, conclut Jarmusch, c’était : « Don’t follow the leaders ! »


Source : Jeune Afrique

Hommage rendu à Sir Ben Kingsley au FIFM

Un hommage particulier, digne d’un grand talent émérite de la scène cinématographique mondiale, a été rendu, mercredi soir, au charismatique acteur britannique, Sir Ben Kingsley, par le 9e Festival international du film de Marrakech.


Sir Kingsley, qui s’est vu remettre l’étoile du festival des mains de la réalisatrice indienne et membre du jury, Nandita Das, intègre ainsi la short-list des grandes figures du septième art honorées par le Fifm.

Visiblement ému par cette haute distinction, Sir Ben Kingsley s’est dit très honoré par ce privilège, venu d’un pays « si cher » à son cœur.

« J’ai senti depuis ma première visite au Maroc, où j’ai tourné six films, que ce pays est très particulier », a-t-il souligné, avant d’ajouter que « ce pays me procure de bonnes sensations ».

« Rien de telle que l’hospitalité marocaine », a dit cette grande star du septième art mondial.

Juste avant la cérémonie d’hommage, marquée par la projection d’extrait de quelques uns de ses films, le public de la place mythique Jamaa El Fna a pu suivre la projection du film à grand spectacle « Ghandi » en présence de Sir Ben Kingsley.

Les fans de ce remarquable acteur pourront aussi savourer une sélection de ses meilleurs films, comme « Bugsy » de Barry Levinson (1991), « Schindler’s List » de Steven Spielberg (1993), « Death and the Maiden » de Roman Polanski (1994), « Sexy Beast » de Jonathan Glazer (2000), « House of Sand and Fog » de Vadim Perelman (2003), « Oliver Twist » de Roman Polanski (2005) et « The Wackness » de Jonathan Levine (2008).

A l’instar de nombreux grands artistes à la notoriété mondiale, c’est sur les planches que Sir Kingsley a fait ses débuts. En 1967, il a intégré la Royal Shakespeare Company, où il a joué notamment dans « Le Songe d’une nuit d’été », « La Tempête », « Jules César », « Othello », « Hamlet », « La Provinciale », « La Cerisaie », « A Betrothal » ou encore « En attendant Godot ».

Son passage au cinéma a été très réussi. Il commença en 1972, avec le thriller de Michael Tuchner « Fear Is the Key », mais son premier grand rôle arrive dix ans plus tard, dans le film « Gandhi », réalisé par Richard Attenborough. Film qui le propulsa au devant de la scène avec un Oscar, deux Golden Globes et deux Bafta Awards pour sa remarquable interprétation du leader social indien Mahatma Gandhi.

Les œuvres de Kingsley s’en suivent avec « Trahisons conjugales » en 1984, « Turtle Diary » en 1985, « Elémentaire, mon cher... Lock Holmes » en 1988, « The Children » en 1990, « Bugsy » en 1991, « Les Experts » en 1992, « Président d’un jour » en 1993, ou encore « A la recherche de Bobby Fischer » en 1993, « Sexy Beast » en 2000 et « House of Sand and Fog » en 2003 de Vadim Perelman.

Il vient de finir le tournage de « Shutter Island », un drame de Martin Scorsese, qui se déroule dans les années 1950, avec Leonardo DiCaprio, Mark Ruffalo et Michelle Williams, et celui de « Prince of Persia : les Sables du temps » de Mike Newell, avec Jake Gyllenhaal et Gemma Arterton.

Elevé au rang de Chevalier de l’Empire Britannique par la Reine Elizabeth II dans la liste des personnalités distinguées en 2001, Sir Ben Kingsley continue à récolter les honneurs.


MAP

Interview de Christopher Walken



Prénom - âge - occupation ?

Christopher, 66 ans, comédien

Qu’avez-vous visité à Marrakech nbsp;?

Je me suis bien baladé dans la ville, je suis allé dans les souks, j’ai mangé dans de superbes restaurants et demain je vais à Mogador (essaouira). Orson Welles y a tourné Othello… j’ai hâte d’y aller car je viens de lire un livre écrit par un des acteurs du film. Je suis là pour quelques jours seulement, mais j’essaie d’en profiter un maximum.

Qu’avez-vous aimé le plus à Marrakech et pourquoi ?

J’ai beaucoup aimé l’accueil extraordinaire qui m’a été réservé, notamment par Le Prince Moulay Rachid, par son hospitalité et sa grande générosité. Aussi, ce superbe palace dans lequel je loge, tout y est parfait ! Le climat est agréable et cela me procure un bien fou. Je suis aussi un grand fanatique du désert, je suis impressionné par sa pureté. Je suis vraiment ravi d’être ici. Avez-vous des projets de tournages au Maroc ?

Oui, avec grand plaisir, envoyez-moi le scénario ! (rires)

Dans toute votre filmographie, quel est le personnage dont vous vous rapprochez le plus ?

C’est difficile à dire, je joue souvent le rôle d’un fou ou d’un violent, mais il faut dire qu’il y a toujours une part de nous-même dans les personnages qu’on joue. Mais sachez que je suis marié depuis 40 ans avec la même femme, et que je paie toutes mes factures en temps et en heure, j’ai une jolie maison et j’y passe beaucoup de temps…je suis quelqu’un de très calme finalement !

Mais ça n’aurait pas été très intéressant de jouer mon propre personnage. (rires)

Que pensez-vous de l’industrie du film aux USA actuellement ?

Les temps sont plus durs pour le cinéma, il n’y a jamais eu autant de projets abandonnés par manque de fonds, j’espère vraiment que les gros budgets laisseront la place aux plus petits, surtout qu’il faut faire le maximum de films pour être meilleur acteur…je connais des acteurs qui font un film tous les 2 ans, ce n’est pas assez pour leur carrière !

Quel bilan faites-vous de votre carrière ?

Elle est pas mal, j’ai commencé en tant que danseur et je ne m’imaginais pas un jour assis là devant vous…c’est un miracle !

Pourquoi pensez-vous que les réalisateurs aiment travailler avec vous ?

Pas tous malheureusement. Tous les réalisateurs choisissent en fonction du rôle dont ils ont besoin. En ce qui me concerne, j’ai un physique particulier, je suis très pâle (rires)… je ne suis pas le profile type du papa modèle ou du banquier modèle ; à moins qu’ils ne soient bizarres (rires). Je pense aussi que j’ai une démarche particulière, je ne bouge pas comme tout le monde…et je suis aussi danseur, j’ai d’ailleurs fait mes débuts en tant que tel !

Avez-vous eu l’occasion de regarder un film marocain ? et que pensez vous du cinéma marocain ?

Non, malheureusement, c’est honteux d’ailleurs ! En tant qu’américain, je ne vois que des films américains et c’est vraiment dommage. Je pense d’ailleurs que je ne suis pas seul, les films américains sont ceux qui sont le plus regardés à travers le monde. Les allemands font les meilleurs voitures, les français le meilleur vin, et les américains les meilleurs films…(rires)

Je connais un peu les films français, anglais, italiens et russes …mais l’autre soir, j’ai eu l’occasion de regarder un film chinois, c’était la première fois…et il a fallu que je vienne à Marrakech pour que je découvre le cinéma chinois !!

Une dernière question au sujet du festival, que pensez-vous de cette 9ème édition ?

C’est une grand réussite…quand on m’a invité ça m’a énormément fait plaisir, surtout parce que c’était à Marrakech nbsp;!


Propos recueillis par Lamia El Bouamri - Made in Marrakech le 15 Décembre 2009 lors du FIFM

Si vous êtes intéressés par la bande son de l’interview intégrale de Christopher Walken , écrivez-nous !!!

L’environnement célébré au FIF Marrakech

Le Festival international du film de Marrakech (FIFM) a marqué dimanche, à la veille du début du sommet de Copenhague sur le climat, sa volonté de sensibiliser le public à l’environnement en présentant trois documentaires sur cette thématique, dont "Home", sur la célèbre place Jemaa el Fna


En début de soirée, la foule habituelle, mélange de touristes et de Marrakchis avait envahi ce lieu qui symbolise sans doute plus qu’aucun autre la capitale touristique du Maroc et où Alfred Hitchcock a tourné quelques scènes de "L’homme qui en savait trop" ("The Man Who Knew Too Much").

Face à un gigantesque écran, plusieurs centaines de spectateurs de tous âges étaient rassemblés pour assister à la projection du film réalisé par le Français Yann-Arthus Bertrand, qui montre les effets et méfaits du réchauffement climatique.

"An inconvenient truth" ("Une vérité qui dérange"), du réalisateur américain Davis Guggenheim, et "Le syndrome du Titanic", du Français Nicolas Hulot, étaient présentés au même moment au Megarama de Marrakech

"J’ai fait ce film pour vous, c’est votre histoire, a lancé Yann-Arthus Bertrand aux spectateurs. Le changement climatique va nous changer tous et il touche déjà le Maroc".

"Même dans les plus petits villages africains, les gens sont conscients d’environnement", a-t-il ajouté.

A propos du sommet de Copenhague, Yann-Arthus Bertrand a déclaré qu’il fallait être optimiste. "Nous devons y croire, a-t-il dit, les simples citoyens comme les responsables politiques".

La projection de "Home" a commencé tandis que les muezzins des mosquées voisines, dont celle de la Koutoubia, lançaient leurs appels à la prière du soir, al Ichaâ.

Dans l’assistance, très familiale, rares étaient toutefois ceux qui comprenaient le commentaire en français accompagnant les images du film et de nombreuses personnes ont regretté qu’il n’y ait pas eu de sous-titrage en arabe.


AFP

FIF Marrakech : Hommage rendu à Christopher Walken

L’acteur américain est venu pour la première fois au Maroc, afin d’assister à l’hommage que lui rendait le Festival international du film de Marrakech.


D’abord, il y a ce physique à nul autre pareil. De longs cheveux grisonnants rejetés en arrière, un visage pâle aux traits si durs qu’ils lui ont permis d’incarner les personnages les plus étranges et, souvent, les plus cruels du cinéma américain des trente dernières années. Christopher Walken entre dans la salle d’un pas léger.

L’acteur a d’ailleurs été danseur avant de faire l’une des plus belles carrières d’Hollywood. « Je suis très heureux d’être ici, à Marrakech dit-il. Depuis le jour ou j’ai vu Othello d’Orson Welles [tourné à Essaouira, ndlr], j’ai toujours été très attiré par le Maroc, même si c’est la première fois que j’y viens. »

Samedi soir, le festival rendait hommage à la carrière de ce monstre sacré du cinéma américain, oscarisé en 1979 pour son inoubliable rôle dans Voyage au bout de l’enfer, de Michael Cimino. Dans la salle du Palais des Congrès, des extraits de ses films les plus célèbres sont projetés. Sur l’écran défilent le soldat traumatisé de Deer Hunter (Voyage au bout de l’enfer), le père meurtri de Catch me if you can, puis les inénarrables méchants qu’il a incarnés dans James Bond ou dans Batman. Et, bien sûr, le personnage fascinant de la fameuse « scène de la montre » dans Pulp Fiction, de Quentin Tarrantino. Le public hurle et applaudit à tout rompre.

Avant de faire son entrée sur la scène, Christopher Walken confie à J.A. sa nervosité. « Je suis un homme discret, je ne sors pas beaucoup », dit-il. Pendant la standing ovation que lui offre le public, il semble en effet très ému. L’actrice française Fanny Ardant lui remet une distinction et il se contente de quelques mots de remerciements. Peu prolixe, l’homme n’est pas du genre à verser dans l’autosatisfaction en s’étalant sur sa carrière, pourtant prodigieuse.

« A l’avenir, raconte-t-il, j’aimerais bien jouer le rôle d’un père de famille, tout ce qu’il y a de plus normal, avec une maison, des enfants et un gros chien... » Dimanche, il devait quitter Marrakech en toute discrétion pour faire un tour dans l’Atlas. Voir les montagnes qui l’ont si longtemps fait rêver...


Source : Jeune afrique

Ouverture du FIF Marrakech avec le film allemand John Rabe

"John Rabe", un film du réalisateur allemand Florian Gallenberger, a ouvert vendredi soir le 9ème Festival international du film de Marrakech (FIFM), qui s’achèvera le 12 décembre et dont le jury est présidé par le cinéaste iranien Abbas Kiarostami, a constaté un journaliste de l’AFP


Réalisé en 2009, "John Rabe" raconte l’histoire du dirigeant de la filiale d’une grosse entreprise allemande à Nankin, en Chine, en 1937. Lors des adieux au pays, qu’on lui demande de quitter après 27 ans de séjour, la ville est bombardée par les forces japonaises.

Au lendemain de ce bombardement, les rares étrangers encore en ville décident d’instaurer une zone de sécurité à Nankin pour protéger les civils chinois. John Rabe, qui est interprété par l’acteur allemand Ulrich Tukur, est nommé président de cette zone.

Le film raconte son combat quotidien, et celui de ses compagnons européens et américains d’infortune, contre des forces d’occupation japonaises qui multiplient crimes de guerre et actes de barbarie contre la population chinoise.

Quinze films d’autant de nationalités différentes sont en compétition cette année : "Heliopolis" d’Ahmad Abdallah (Egypte), "Leo’s Room" d’Enrique Buchichio (Uruguay), "Love & Rage" de Morten Giese (Danemark), "My Daughter" de Charlotte Lim (Malaisie), "Northless" de Rigoberto Perezcano (Mexique), "Nothing Personal" de Urszula Antoniak (Pays-Bas), "Qu’un Seul tienne et les autres suivront" de Léa Fehner (France), "True Noon" de Nosir Saidov (Tadjikistan), "Io Sono L’amore" de Luca Guadagnino (Italie), "Les Barons" de Nabil Ben Yadir (Belgique), "The Man Who Sold the World" de Swel et Imad Noury (Maroc), "Woman Without Piano" de Javier Rebollo (Espagne), "Symbol" de Matsumoto Hitoshi (Japon), "Tokyo Taxi" de Kim Tai-sik (Corée du Sud) et "The Good Heart" de Dagur Kari (USA).

Pour cette 9ème édition, le FIFM rend aussi hommage -avec 44 films programmés- au cinéma coréen, vieux d’un siècle et aujourd’hui "l’un des plus dynamiques au monde".

Après le Maroc en 2004, l’Espagne en 2005, l’Italie en 2006, l’Egypte en 2007 et la Grande-Bretagne en 2008, le FIFM met donc l’Asie à l’honneur cette année, puisqu’une douzaine de films thaïlandais seront également présentés.

La défense de l’environnement n’a pas été oubliée : "Home", du Français Yann-Arthus Bertrand, et "Le syndrome du Titanic", de son compatriote Nicolas Hulot, sont deux des films qui seront offerts au public de la place Jemaa El Fna, en plein centre-ville et non loin de la mosquée de la Koutoubia.

Président du jury, Abbas Kiarostami avait obtenu la Palme d’or du festival de Cannes en 1997 pour son film "Le Goût de la Cerise".

Considéré comme l’un des grands auteurs et créateurs du 7ème art, Abbas Kiasrostami a été élevé en janvier 2003 au rang d’officier des Arts et des Lettres par le ministère français de la Culture.

En 2008, l’Etoile d’or du FIFM avait été décernée à "Wild Field", du réalisateur géorgien Mikhaïl Kalatozishvili.


Source : Romandie.com

FIF de Marrakech : Hommage à Emir Kusturica

La 9ème édition du Festival international du film de Marrakech rendra un hommage au cinéaste bosniaque Emir Kusturica , à travers la projection d’une sélection de sa filmographie.


Les films qui seront projetés, dans le cadre du FIFM (4-12 décembre), sont "Do you remember Dolly Bell ? (Te souviens-tu de Dolly Bell ? - 1981), "Papa est en voyage d’affaires" (1985), "Le temps des gitans" (1988), "Arizona dream" (1993), "Underground" (1996), "Chat noir, chat blanc" (1998), "super 8 stories" (2001), "promets-moi" (2007) et "Maradona par Kusturica" (2008).

Né en 1954 à Sarajevo (dans l’actuelle Bosnie-Herzégovine), Emir Kusturica est promis à une carrière de footballeur. Il l’abandonne pour étudier le cinéma à l’Académie de Milos Forman, à Prague. A son retour à Sarajevo, il réalise deux téléfilms et deux longs métrages pour le cinéma : "Te souviens-tu de Dolly Bell ? ", Lion d’Or de la première oeuvre à la Mostra de Venise en 1981, et "Papa est en voyage d’affaires", Palme d’Or à Cannes en 1985.

Aussitô-t après le succès du "Temps des Gitans" (1988), il se rend à New York pour enseigner le cinéma à l’université de Columbia (il avait déjà donné des cours à l’Académie d’Art Dramatique de Sarajevo). Au bout de deux ans, il tourne "Arizona Dream" avec Johnny Depp, Jerry Lewis et Faye Dunaway (1993), qui obtient l’Ours d’Argent et le Prix Spécial du Jury au festival de Berlin.

Il enchaîne ensuite avec "Underground" (1995), film pour lequel il reçoit une nouvelle Palme d’Or à Cannes. En 1998, c’est avec "Chat noir, chat blanc" qu’il remporte le Lion d’Argent au festival de Venise. Le groupe No Smoking Orchestra occupe une place importante dans les films et la vie de Kusturica.

En 1986, il rejoint officiellement la formation en tant que bassiste et participe à quelques tournées. "La vie est un miracle" obtient le Prix de l’Education Nationale Cannes 2004 et le César 2005 du meilleur film de l’Union Européenne.

En 2005, Emir Kusturica est président du Jury du 58éme festival de Cannes. En 2007, il est de retour dans la sélection avec "Promets-moi".

Toujours en 2007, il adapte avec succès son film "Le Temps des Gitans", qui devient un opéra punk présenté à l’Opéra Bastille, puis au Palais des Congrès en mars 2008. Quand il ne filme pas, Emir Kusturica consacre tout son temps à Kustendorf, ville parrainée par l’UNESCO, qu’il a fondée dans les montagnes de Serbie, où il y enseigne le cinéma.


MAP

Les soirées "OFF" du festival international du film de Marrakech

Ces soirées seront strictement sur invitation et sur guestlist.


AZAR bar&club accueillera les soirées "OFF" du festival du film avec une programmation musicale fusionnelle :

* Jeudi 3 décembre, vendredis 11, 18 et 25, le Azar laisse carte blanche au maestro Claude Challe.

* Les 4 et 5 décembre, live des barcelonaises Roots Mama, au programme du funk, de la soul et du R’nB.

* Les dimanches 6, 13, 20 et 27 décembre, « Lebanese groove » avec la plantureuse chanteuse Hajar.

* Lundi 7 et mardi 8, retour du groupe Kazablanca pour un pur moment de groove oriental.

* Mercredi 9, Malek et ses vinyles pour une soirée rétro comme on les aime avec un bon son oldies.

* Aux platines enfin, les jeudis 10, 17 et 24 décembre, Younes Duret.

* Samedi 12 décembre, Maxxximus

* Samedi 19, Dj Mood.


Gsm : + 212 6 10 83 09 78

FIF Marrakech : 9ème édition



Se déroulera du 4 au 12 décembre à Marrakech la 9ème édition du festival international du film, un rituel artistique des plus prestigieux qui ne manque pas d’ébranler la ville sous mille et une couleurs à l’instar des stars du monde du cinéma.

Un évènement des plus pailletés que la ville accueille depuis la première édition, où cinéastes, acteurs, réalisateurs, critiques et comédiens se rencontrent et offrent, grâce à leurs réalisations, une occasion aux habitants de la ville ocre de découvrir le 7ème art en mettant l’accent sur des thèmes particuliers que le public peut ne pas rencontrer ordinairement.

Cette 9ème édition est marquée par une richesse autant dans les pays auxquels il sera rendu hommage qu’aux considérations apportées aux personnes. Le cinéma asiatique est mis en valeur comme jamais, avec des hommages particuliers au cinéma Coréen et Thaïlandais, mais aussi une édition spéciale aux mal voyants, pour qui les nouvelles technologies ont prévu des versions adaptées.


FIF Marrakech : Regard sur le cinéma Thaïlandais

La 9ème édition du Festival International du Film de Marrakech (FIFM) qui aura lieu, du 4 au 12 décembre, portera un regard sur le cinéma thaïlandais qui connaît une efflorescence artistique depuis les quinze dernières années.


Cette manifestation aura lieu le 10 décembre en présence d’une délégation de réalisateurs thaïlandais, indique jeudi un communiqué de la Fondation du FIFM, précisant qu’une sélection de films sera projetée le temps de ce festival.

Avec de nombreux jeunes auteurs (Nonzee Nimibutr, Pen-Ek Ratanaruang, Wisit Sasanatieng et Oxide Pang) et de cinéastes confirmés (Chatreechalerm Yukol), le cinéma thaïlandais a repris son envol.

L’émergence de nouveaux talents, à l’image de Apitchapong Weerasetakul, Songyos Sugmakanan, ou encore Thanakorn Pongsuwan qui rayonnent à présent à travers le monde, a contribué à sa reconnaissance hors de ses frontières, ajoute le communiqué.

Par ailleurs, le cinéaste iranien Abbas Kiarostami, Palme d’Or au festival de Cannes 1997, qui présidera le jury de cette édition sera entouré de grands noms du 7 ème art.

Il s’agit de Fanny Ardant (actrice, réalisatrice et scénariste française), Elia Suleiman (réalisateur, scénariste et producteur palestinien), Isabella Ferrari (actrice italienne), Christophe Honore (réalisateur, scénariste, metteur en scène et écrivain français), Marisa Paredes (actrice espagnole), Mike Figgis (réalisateur, scénariste et compositeur britannique), Nandita Das (actrice, réalisatrice et scénariste indienne), Pablo Trapero (réalisateur, scénariste et producteur argentin) et Lahcen Zinoun (Danseur, chorégraphe et réalisateur marocain).

Lors de la cérémonie de clô ture du Festival, qui aura lieu le 12 décembre, le jury remettra l’Etoile d’Or / Grand Prix, le Prix du jury, le Prix d’interprétation féminine et le Prix d’interprétation masculine.


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Niché au coeur de la fascinante médina, à proximité des souks et à quelques pas de la Mederssa Ben Youssef et du Musée d ...

Ce Festival International du Film de Marrakech, de plus en plus réputé, a été crée en 2001 à l'initiative du roi Mohammed VI. Il s'agit du premier grand événement cinématographique du monde arabe.
L'ambition était à l'origine de créer un pont entre les cinémas du Nord et ceux du Sud, des films qui mélangent les cultures, les nationalités et les langues.
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