Durant la journée, déjà, les spectateurs ont pu visionner au Palais des Congrès : "Siberiade" : la chronique d’un village de Sibérie du début du 20ème siècle aux années 70, et "Riaba ma poule" : histoire de Assia, qui vit avec sa poule Riaba et découvre un trésor dans son poulailler... .
Pour commencer cette soirée, Zanae et Bertrand, les présentateurs nous ont parlé de ce grand réalisateur, avant de faire appel à Melita Toscan du Plantier, la directrice de ce festival, qui nous a parlé en tant qu’experte mais également en tant qu’amie d’Andrei Konchalovsky.
Elle a confié durant cet hommage, que son époux, Daniel Toscan du Plantier adorait Andrei Konchalovsky, ce grand réalisateur mais également musicien, qui a écrit des films mais aussi des pièces de théâtre et des opéras. Elle a également souligné que : "Andrei habite chacune de ces œuvres d’une grande humanité" et a rappelé : "Qu’il est un fervent défenseur de la Culture".
Visiblement touché, Andrei Konchalovsky est apparut en forme pour recevoir sa récompense (largement méritée), en compagnie de Yulia Visostskaya, l’actrice de "Gloss", son dernier film.
C’est d’ailleurs ce film qui a été choisi afin de prolonger l’honneur que tenait à lui rendre le festival du Film International de Marrakech
"Gloss" est un long métrage qui parle d’une jeune fille originaire d’une ville minière de province qui se rend à Moscou pour y concrétiser son rêve : devenir mannequin. Quand enfin, elle parvient à décrocher un RDV avec un directeur de magazine spécial mode, elle va vite déchanter... Elle ne correspondrait pas aux critères de beauté actuels !
Le générique à peine commencé, que déjà, le public était debout pour applaudir ce film et son réalisateur.
Le magazine ’Tel Quel’ tient une place un peu à part dans le paysage de la presse marocaine. Les rédacteurs de cet hebdomadaire sont parmi les moins consensuels du royaume. Un journal plutôt irrévérencieux, donc, truffé d’enquêtes et de papiers de société passionnants. Dans son édition du 15 novembre 2008, ’Tel Quel’ compare points faibles et points forts du festival international du film de Marrakech (FIFM) et du festival de Dubai (DIFF) qui se tiennent quasiment en même temps. Avec cette question inquiétante pour les Marocains : « cet alter ego ambitieux et plein aux as concurrence-t-il vraiment notre événement national ?
Etat des lieux : « D’un côté, une ville ocre millénaire au profond ancrage culturel, écrit Cerise Maréchaud, de l’autre une « rose des sables » arrosée de pétrole et hérissée de gratte-ciels aux mille records, en haut desquels Madonna et Michael Jackson jouent une partie de tennis (…) Même si l’authenticité de Marrakech a été mise à rude épreuve par sa jet-setisation forcenée, n’a pas Jemaâ El Fna qui veut. »
"Si Marrakech a tâtonné deux trois ans avant de trouver le bon dosage entre paillettes et cinéphilie, sa vocation a toujours été internationale, en témoignent les pays récompensés par l’Etoile d’or. Le DIFF arbore fièrement le drapeau du monde arabe, auquel il consacre compétition, bourses, coproduction et mises en réseau de professionnels."
Verdict : match nul !
Malheureusement, le FIFM marocain est loin d’avoir le porte-monnaie aussi garni que son homologue saoudien : 5 petits millions contre trois fois plus « pour chouchouter, à coups de cinq étoiles, les grosses stars déjà payées très cher pour présenter un film, » ou seulement ‘décorer’ souligne l’hebdomadaire.
Pourtant, la ville ocre sait se défendre en matière de stars : DiCaprio, Susan Sarandon, Claudia Cardinale compte parmi ceux qui ont foulé le tapis rouge du Palais des Congrès : « L’an dernier, qui se pointe aux Emirats ? George Clooney, LA star du moment, qui fait passer Leonardo pour du minet réchauffé. » Dur, dur de rivaliser avec les pétrodollars.
Mais, comme le précise le magazine "Tel Quel" à ceux qui l’auraient oublié, « le fric n’engendre pas forcément le charme. Dégoulinant de luxe mais coupé du monde, blindé de stars mais sans réel public, le festival de Dubaï tient plus du marché que du partage. (…) Le FIFM a su garder des moments de magie, notamment les projections nocturnes place Jemaâ El Fna. Imaginez ce lieu, d’habitude si frénétique, plongé dans un silence ébahi, 20.000 paires d’yeux rivées devant Matrix, Aviator, Indigènes. (cette année : Alien, Wallace et Gromit, Coup de Foudre à Notting Hill) »
Et le magazine pointe enfin les "bons sentiments", malgré la concurrence, du festival marrakchi, qui "s’est engagé, petit à petit, dans des activités périphériques moins lucratives mais constructives : Masterclass Marrakech Tribeca encadrée par Scorcese et Kiarostami en 2005, workshop de l’Ecole supérieure d’Audiovisuel de Marrakech (ESAV)...
Coup de cœur de cette année : la projection quotidienne (...) de grands classiques (Hitchcock, Kubrick, Ivory) avec casques ’audio-description’ innovants, adaptés aux mal et non-voyants". Une initiative qui vaut bien une star d’Hollywood ?
Le choix de la date du 18 novembre n’est certainement pas fortuit pour cet hommage aux 50 ans du cinéma marocain.
Le 18 novembre 1952 est une date importante pour le pays, puisque c’est le jour de la fête de l’Indépendance !!
Ils étaient encore plus nombreux ce soir, face au Palais des Congrès. Les spectateurs étaient venus en force pour acclamer les stars du cinéma marocain. L’ambiance y était bonne enfant et s’est déroulée sans embûche (visiblement).
Il est vrai que comme chaque soir, quelques personnes non invitées ou non accréditées essayent bien de passer les portillons de sécurité, mais cela s’est fait dans une ambiance festive.
Dans la salle des Ambassadeurs régnait également une atmosphère de fête ! Les flashs crépitaient de tous les côtés en espérant capturer le meilleur cliché de la pléiade de vedettes venues assister à cet hommage.
Comme chaque soir maintenant, le manque de place pour la presse s’est laissé sentir mais cela sera certainement le cas jusqu’au dernier jour de ce très beau festival.
Nourredine Saïl est venu parler de ce cinéma marocain, qui disposerait à ce jour de plus de 200 films à son actif ! Il a d’ailleurs souligné : "le cinéma marocain peut regarder l’avenir avec confiance !".
Il a ensuite remis un trophée à Larbi Yacoubi, qui est apparu ému, pour l’ensemble de sa carrière, sous une salve d’applaudissement.
Ensuite, place à la projection du film "Amours voilées" de Aziz Salmy avec avec Saâdia Ladib, Younès Migri.
L’histoire du film :
Batoul, une jeune femme de 28 ans, médecin, découvre l’amour.
Elle a été élevée dans un milieu bourgeois mais conservateur où il n’est pas question de fréquenter un homme avant le mariage. Elle rencontre Hamza et elle se laisse aller jusqu’à transgresser tous les principes qu’elle a toujours revendiqués. L’histoire aurait pu en rester là, si le port du foulard ne s’était pas glissé entre les deux protagonistes.
"Le FIFM a les capacités en termes de personnes et de moyens pour devenir un festival important au niveau mondial", estime-t-elle dans un entretien accordé à la MAP en marge de la 8e édition du FIFM (du 14 au 22 novembre 2008).
"En tant que membre de la fondation du festival international du film de Marrakech depuis son lancement, je le vois progresser et grandir, et je crois qu’il est suffisamment rodé et qu’il fonctionne bien maintenant", a-t-elle dit.
Pour elle, le festival a déjà fait ses preuves s’il l’on prend en considération les expériences passées, la qualité, la grandeur des personnes qu’il a su attirer, dont de grands réalisateurs et des acteurs mondialement connus, mais aussi par rapport à la quantité "extraordinaire" des films projetés.
Mme El Khayat s’est réjouie, d’autre part, de la participation marocaine dans la compétition officielle du festival, faisant remarquer que le fait d’être sélectionné est déjà un exploit, dans la mesure où l’on ne retient que les longs métrages de haut niveau. Evoquant les nouveautés de cette édition, l’écrivaine a mis en avant la programmation d’une nouvelle section qui englobe une série de films en audio description pour les non et malvoyants, ce qui est une première dans un festival mondial du film.
"C’est une méthode révolutionnaire et d’une modernité importante et rare d’autant plus qu’il s’agit d’un geste extrêmement important sur le plan humanitaire", a-t-elle dit.
Elle s’est par ailleurs félicitée de l’hommage qui sera rendu à l’artiste femme lors de cette édition qui s’inscrit sous les astres de l’éternel féminin et érige les femmes en héroïnes intemporelles.
Mme El Khayat, qui vient de parachever son livre sur "La femme artiste au Maroc et dans le monde arabe" dont la publication coïncidera avec le 8 mars prochain, a mis l’accent sur l’apport de la femme au cinéma marocain, notant que son livre retrace la progression "éblouissante" de la femme marocaine dans le domaine artistique, toutes disciplines confondues.
Après avoir été faire le lancement de la soirée "Alien" place Jemaâ el Fna, d’où est revenue l’actrice, assez touchée par l’accueil qui lui a été réservé, que comme toujours, Sigourney Weaver est apparue au Palais des Congrès, dans toute sa splendeur... Habillée d’une robe turquoise à l’épaule dénudée avec comme simple apparat, une paire de boucle d’oreille ornée de rubis et de saphirs qui illuminait son visage comme elle peut illuminer les écrans...
Cet un hommage célébrant les 30 années de carrière de Sigourney Weaver qui a été dit par Toby Jones et Roman Polansky, qui lui ont remis un prix pour l’ensemble de sa carrière, sous les yeux de son époux visiblement ému.
Il est vrai qu’à 59 ans Susan Alexandra Weaver de son vrai nom, a une carrière très riche :
Somerset (série TV) en 1976
Annie Hall de Woody Allen en 1977
Fou en 1978
Tribute to a Mad Man de de D. Cohen en 1978
Alien (Alien - Le huitième passager) de Ridley Scott en 1979
Eyewitness (l’Oeil du témoin) de Peter Yates en 1981
L’Année de tous les dangers de Peter Weir en 1982
Deal of the Century (Le Coup du siècle) en 1983
Ghostbusters de Ivan Reitman en 1984
Terror in the Aisles (Terreur dans la salle) en 1984
Une femme ou deux de Daniel Vigne en 1985
Aliens - Le retour de James Cameron en 1986
Escort Girl de Bob Swaim en 1986
Gorilles dans la brume de Dian Fossey en 1988
Working girl de Mike Nichols en 1989
Ghostbusters II de Ivan Reitman en 1992
Alien de David Fincher en 1992
1492 : Christophe Colomb de Ridley Scott en 1992
Président d’un jour de Ivan Reitman en 1993
La jeune fille et la mort de Roman Polanski en 1994
Jeffrey de Christopher Ashley en 1995
Copycat de Jon Amiel en 1995
The Ice Storm de Ang Lee en 1997
Snow White : A Tale of Terror de Michael Cohn en 1997
Alien : Resurrection de Jean-Pierre Jeunet en 1997
Map of the World en 1999
Galaxy Quest de Dean Parisot en 1999
Company Man de Peter Askin en 2000
Speak Truth to Power en 2000
Beautés empoisonnées (Heartbreakers) de David Mirkin en 2001
Tadpole (Séduction en mode mineur )de Gary Winick en 2002
The Guys de Jim Simpson en 2002
Holes (La Morsure du lézard) de Andrew Davis en 2002
The Village de M. Night Shyamalan en 2004
Happily N’Ever After de Paul J. Bolger en 2005
The Girl in the Park de David Auburn en 2007
Snow Cake de Marc Evans en 2007
Scandaleusement célèbre de Douglas McGrath en 2007
Vantage Point de Pete Travis en 2007
The TV Set de Jake Kasdan en 2007
The Tale of Despereaux de Mike Johnson en 2008
On comprend mieux pourquoi Sanae et Bertrand, les présentateurs de cet hommage ont dit d’elle : "Une aussi grande comédienne dont le talent est sans limite".
Malheureusement et à nouveau, un point essentiel est venu gâcher cette belle soirée...
La presse, largement conviée à cet événement, voir trop largement, ne bénéficiait pas d’assez de place. De ce fait et de manière beaucoup trop fréquente certains pigistes et autres professionnels se sont vus relayés au dernier étage, voir au dernier rang !
Quel dommage lorsqu’on sait que ce festival et ses stars profitent de la pub qu’ils leur font...
Pour cette huitième édition du Festival International du Film de Marrakech /a>, la fondation voudrait insister sur le devoir qu’ils ont d’honorer la mémoire de ceux qui les aident à construire l’avenir.
Le samedi 15 novembre 2008 :
11h00 : Chariots of fire (Les chariots de feu), durée 2h03 (VOSTF)
13h30 : Frenzy, durée 1h56 (VOSTF)
16h00 : Ghostbusters (S.O.S Fantômes), durée 1h45 (VOSTF)
18h00 : Empty Nest, durée 1h31
20h00 : What just happened ?, durée 1h50
22h30 : Gasolina, durée 1h11
Le dimanche 16 novembre 2008 :
11h00 : Secrets and lies (Secrets et mensonges), durée 2h22 (VOSTF)
14h00 : Death and the maiden (La jeune fille et la mort), durée 1h43 (VOSTF)
16h00 : The madness of King Georgz (La folie du Roi George), durée 1h47 (VOSTF)
18h00 : Time to die, durée 1h44
20h00 : Flame & Citron, durée 2h10
22h30 : Pour elle, durée 1h36
Le lundi 17 novembre 2008 :
11h00 : Copycat, durée 2h04 (VOSTF)
13h30 : Stage fright (Le grand alibi), durée 1h50 (VOSTF)
16h00 : The full monty, durée 1h31 (VOSTF)
18h00 : Shallow grave (Petits meurtres entre amis), durée 1h33 (VOSTF)
20h00 : Eden, durée 1h24
22h30 : The Shaft, durée 1h38
Le mardi 18 novembre 2008 :
11h00 : The wind that shakes the barley(Le vent se lève), durée 2h07 (VOSTF)
14h00 : An ideal husband (Un mari idéal), durée 1h37 (VOSTF)
16h00 : Face, durée 1h41 (VOSTF)
18h00 : Four weddings and a funeral (Quatre mariages et un enterrement), durée 1h57 (VOSTF)
20h30 : Kandisha, durée 1h40
22h30 : Tu te souviens d’Adil ?, durée 1h25 (VOSTF)
Le mercredi 19 novembre 2008 :
11h00 : Shakespeare in love, durée 2h03 (VOSTF)
13h30 : Sunday bloody sunday (Un dimanche comme les autres), durée 1h50 (VOSTF)
16h00 : Ice storm, durée 1h52 (VOSTF)
18h00 : Tears of april, durée 1h50
20h30 : The first day of winter, durée 1h28
22h30 : Amours voilées, durée 1h49
Le jeudi 20 novembre 2008 :
11h00 : A clockwork orange (Orange mécanique), durée 2h17 (VOSTF)
13h30 : Get carter (La loi du milieu), durée 1h52 (VOSTF)
16h00 : Hunger, durée 1h40
18h00 : Frozen river, durée 1h37
20h00 : Country wedding, durée 1h39
22h30 : Body of lies, durée 2h08
Le vendredi 21 novembre 2008 :
11h00 : Memoirs of a Geisha (Mémoires d’une geisha), durée 2h25 (VOSTF)
14h00 : La maison de fous (House of Fools), durée 1h45 (VOSTF)
16h00 : Gloss, durée 1h58
18h30 : A year ago in winter, durée 2h09
21h00 : Wild field, durée 1h44
23h00 : The Duchess, durée 1h50
Le samedi 22 novembre 2008 :
11h00 : Hotel Rwanda, durée 2h02 (VOSTF)
13h30 : The Mummy : Tomb of the Dragon Emperor (La momie : La tombe de l’Empereur Dragon), durée 1h52 (VOSTF)
16h00 : Shadows in the sun, durée 1h25
18h00 : La rabia, durée 1h23
20h00 : Disgrace, durée 2h00
22h30 : Far north, durée 1h29
LIENS VERS :
* Programmation de la Place Jemaâ el Fna
* Programmation du Mabrouka
* Programmation du Megarama
* Programmation du Palais des Congrès
Les anglais sont bien accueillis au Maroc et plus précisément à Marrakech intégrés et actifs dans plusieurs domaines d’investissement, l’ambassadeur s’en félicitent et espèrent aller de l’avant, a-t-il dit dans un entretien avec le quotidien marocain l"Opinion".
Vue son importance historique dans le domaine du 7ème art, la grande Bretagne s’est retrouvée une invitée d’honneur pour la huitième édition du festival international du film de Marrakech Un hommage sera rendu au cinéma anglais pour ces œuvres durant une cinquantaine d’années.
L’ambassadeur britannique s’est déclaré heureux de cette distinction et avoue son estime pour ce geste de la part des organisateurs du FIFM, annonçant son action en concertation avec son gouvernement pour permettre la réussite de cette opération artistique.
Tim Morris s’est dit aussi disposé à rencontrer les organisateurs du FIFM et, très prochainement, pour penser certainement d’autres cieux.
Une nouvelle dynamique qui continue son chemin comme en témoigne aussi le nombre important des évènements cinématographiques dans le pays comme le festival International du Film de Marrakech (FIFM), né il y a déjà huit ans.
Et du coup, le film marocain, longtemps boudé, renoue avec le succès et le public, de plus en plus intéressé par les nouvelles sorties sur le grand écran national. Une assiduité et un amour pour le cinéma marocain et aussi évidement les autres productions internationales qui se confirment et se consolident de plus en plus grâce notamment au FIFM, désormais un des grands rendez-vous de cinéma dans l’agenda des professionnels nationaux et internationaux du cinéma et surtout du public marocain.
Comme le prouve, entre autres, le témoignage du cinéaste et scénariste américain Milos Forman d’origine tchèque, qui avait déclaré lors de la précédente édition du FIFM dont il était le président du jury, que le festival de Marrakech se démarque par son ouverture sur toutes les cultures, les styles et les sensibilités cinématographiques.
Avant d’ajouter que le festival s’est affirmé en peu de temps comme un grand rendez-vous dans l’agenda cinématographique mondial très prisé par les professionnels d’ici et d’ailleurs.
En louant et en insistant sur l’ouverture du festival de Marrakech ce grand cinéaste confirme ainsi la résolution du Maroc à continuer sur ce chemin et à faire du brassage culturel un des fondamentaux de la nation.
Autre témoignage et non des moindres, celui exprimé lors de la quatrième édition du FIFM par le cinéaste égyptien disparu cette année, Youssef Chahine, pour qui ce festival représente un formidable acquis pour le Maroc et le cinéma marocain en jugeant par la bonne facture des films projetés et de la notoriété planétaire des acteurs et cinéastes qui y participent.
Des monstres du cinéma comme Roman Polanski, Martin Scorsese, Ridley Scott ou encore Jean-Jacques Annaud (...), et la liste est loin d’être exhaustive et continue toujours depuis la première édition en 2001, un coup d’essai qui s’est révélé très vite en peu d’années porteur et fort prometteur.
Dans ce succès, Marrakech ses gens et sa lumière qui enchantent au-delà des frontières, y sont pour beaucoup. Une ville qui depuis des décennies déjà, ne cesse de conquérir les cinéastes de renommée mondiale qui y viennent pour planter leur caméra dans ses décors magiques.
Et le succès continue avec cette huitième édition tenue comme toujours sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI. Une édition qui promet au vu de la bonne facture et la diversité de sa programmation.
Ne dérogeant pas la tradition qui fait la part belle aux grands noms du cinéma mondial, les organisateurs de cette édition prévue du 14 au 22 novembre ont choisi le cinéaste américain, quadruple lauréat du prestigieux Oscar, Barry Levinson, pour présider le jury.
Un jury qui comprend Sebastian Koch (acteur allemand), Joaquim de Almeida (acteur portugais), Hugh Hudson (réalisateur, scénariste et producteur anglais), Caterina Murino (actrice italienne), Agusti Villaronga (réalisateur et scénariste espagnol), Natacha Regnier (actrice belge), Ghita El Khayat (psychologue marocaine) et Mariama Barry (écrivain et juriste guinéo-sénégalaise).
Outre les films en lice et les projections grand public, cette édition sera marquée par d’autres moments forts avec au menu un hommage à des cinématographies internationales, en l’occurrence, les "40 ans de cinéma britannique’’, "la Russie d’Andrei Konchalovsky’’, "50 ans de cinéma marocain’’, et "le meilleur de Youssef Chahine’’.
Autre moment fort, une première dans les festivals du cinéma en Afrique et dans le monde arabe, l’initiative des organisateurs d’associer le public malvoyant et non voyant à cette fête cinématographique et ce, par la projection de films selon la technique de "la description auditive’’.
Une initiative très louable qui, outre et surtout une programmation alléchante, contribuera certainement à consolider encore le cachet de proximité de ce festival, devenu désormais incontournable.
Le Es Saadi Gardens & Resort est pour la quatrième année partenaire du huitième Festival International du Film de Marrakech, accueillant dans ses villas et jardins des invités du Festival.
L’occasion de croiser des stars au bord de la piscine, du vendredi 14 au samedi 22 novembre 2008.
L’an passé : Catherine Deneuve, Milos Forman, Leonardo di Caprio et Martin Scorsese sont quelques unes des célébrités que les objectifs des photographes ont pu saisir aux abords des piscines, aux tables des restaurants ou encore dans le luxuriant jardin du resort.
Ce casting très people met en valeur le ressort, écrin privilégié pour profiter pleinement des charmes de l’hiver marocain.
L’hôtel, le palace récemment ouvert, les splendides villas, l’Oriental Spa, la cuisine à base de produits bio de la ferme familiale, le casino, le night club Le Theatro et les boutiques, cristallisent ici tous les attraits du pays et le meilleur des loisirs.
Le Es Saadi Gardens & Resort propose pour la première fois, un forfait spécial pour permettre à ses clients d’être aux premières loges du festival.
La formule comprend le billet d’avion aller-retour, l’hébergement et les petits déjeuners dans l’hôtel ou le palace, ainsi que la possibilité d’assister à des projections de la programmation officielle.
Informations :
Tel : +33 1 45 62 62 62
Pour cette huitième édition, le Festival s’inscrit sous les astres de l’éternel féminin, les films érigeant cette année les femmes en héroïnes intemporelles.
Aussi, nous a-t-il paru juste de les honorer à travers Sigourney Weaver et Michelle Yeoh, les deux comédiennes incarnant chacune la plénitude féminine.
Le festival se veut également résolument éclectique en rendant hommage non seulement à Andrei Konchalovsky et « sa » Russie, mais aussi à ces deux comédiennes emblématiques sur leur continent (les États-Unis pour la première, l’Asie pour la seconde) et internationalement renommées.
L’Europe n’est pas en reste, rappelons-le, le festival mettant à l’honneur le cinéma britannique à travers une rétrospective de quarante films.
Née à New York, Sigourney Weaver est diplômée de l’université de Stanford et de la School of Drama de Yale. Elle obtient son premier cachet en jouant les doublures dans la pièce de théâtre « L’épouse fidèle », mise en scène par Sir John Gielgud.
Sigourney Weaver fait ses débuts au cinéma en 1979 dans « Alien » de Ridley Scott.
L’autre star du FIFM est née à Ipoh en Malaisie, Michelle Yeoh voue une passion pour la danse classique dès l’âge de quatre ans.
Elle intègre ainsi la Royal Academy of Dance de Londres mais une blessure l’oblige à changer de voie.
Après avoir obtenu une licence d’art, Michelle Yeoh regagne en 1983 son pays natal, où elle remporte notamment le titre de Miss Malaisie.
Détenteur de quatre Oscars, dont celui de meilleur réalisateur, Barry Levinson a dirigé des comédiens tels que Robert Redford, Robert De Niro, Robin Williams, Tom Cruise, Dustin Hoffman, Samuel L. Jackson, Brad Pitt ou Forest Whitaker, a précise un communiqué parvenu à la MAP.
Le Jury de la 8-ème édition du FIFM sera également composé de Sebastian Koch (comédien allemand), Joaquim de Almeida (comédien portugais), Hugh Hudson (réalisateur, scénariste et producteur anglais), Caterina Murino (comédienne italienne), Agusti Villaronga (réalisateur et scénariste espagnol), Natacha Regnier (comédienne française), Ghita El Khayat (femme de lettres et des arts marocaine) et Mariama Barry (écrivain et juriste guinéo-sénégalaise), ajoute la même source.
Le communiqué indique par ailleurs que quatre prix départageront les longs métrages en compétition, à savoir l’étoile d’or (grand prix), le prix du Jury, le prix d’interprétation féminine et le prix d’interprétation masculine.
Placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, cette édition rendra hommage à plusieurs cinématographies : "40 ans de cinéma britannique", "la Russie d’Andrei Konchalovsky", "50 ans de cinéma marocain" et "le meilleur de Youssef Chahine", rappelle-t-on.
Pour sa huitième édition, le festival international du film de Marrakech (FIFM), prévu du 14 au 22 novembre 2008, rendra un vibrant hommage, à plusieurs créations cinématographies notamment le cinéma britannique (40 ans de cinéma anglais), la Russie d’Andrei Konchalovsky et 50 ans du cinéma marocain.
Concernant le 7ème art de la Grande-Bretagne, les organisateur proposent aux festivaliers une rétrospective d’une quarantaine de films, depuis « If » de Lindsay Anderson (Palme d’or en 1968) jusqu’au film de Ken Loach « Le vent se lève » (Palme d’or 2006).
Fidèle à ses convictions d’offrir au public une sélection riche et variée qui apporte une connaissance internationale de la création cinématographique qui mette en scène les différentes cultures, l’édition de 2008 rendra également hommage à « la Russie d’Andrei Konchalovsk ». Cette même rétrospective sera reprise en janvier 2009 à Paris. Sept films seront proposés aux festivaliers, dont le dernier opus « Gloss » d’André Konchalovsk, « Le nid de gentilshommes », avec Irina Kuptchenko, Leonid Kulaguin, Beata Tyshkevitch, « Oncle Vnia », (Siberiada), chronique d’un village de la Sibérie du début du XXe siècle aux années soixante-dix, « Le cercle des intimes », « Riaba ma poule », « La Maison de fous »…
Les 50 ans du cinéma marocain seront célébrés par l’expérience cinématographique de Mohamed Osfour dont le premier long métrage « Le fils maudit » est une expérience qui couronne les quelques courts-métrages qui parodiaient les grands genres cinématographiques.
Notons que la filmographie marocaine fête cette année son jubilé d’or dans un contexte particulier, marqué par une grande dynamique qui caractérise l’ensemble de la profession cinématographique. Conséquence d’un long parcours de tâtonnements, de recherches, de traversée de désert et fruit d’une maturation qui lui ont permis de se doter d’outils et de stratégies au service d’une production cinématographique nationale de plus en plus visible, progressant à un rythme régulier, reconnue et appréciée à travers le monde.
La 8ème édition tient également à saluer le grand talent du cinéaste décédé récemment, Youssef Chahine, auteur des célèbres films en l’occurrence : « Le destin », L’émigré », « L’Autre », etc. Rappelant que le festival prévoit de rendre hommage à cet illustre créateur et auquel le FIFM avait déjà rendu un chaleureux hommage en 2004. Onze films égyptiens seront projetés dans le cadre de cet hommage posthume.
Toujours dans le cadre de la programmation « Flash-Back » ; le festival rendra hommage à Alfred Hitchkok qui a marqué par ses créations et par son génie, toute son époque. Les festivaliers auront le plaisir d’assister à deux grandes créations de ce réalisateur hors pair, notamment « Le grand Fright » et « The birds ».
Le public pourra lors de cette 8ème édition redécouvrir les chefs-d’œuvre de Stanley Kubrick à travers son film « Orange mécanique ». Né à Moscou en 1937, Andreï Konchalovsky est le fils du couple d’écrivains Sergeï Mikhalkov et Natalia Konchalovskaïa. Petit-fils du peintre Piotr Konchalovsky et arrière-petit-fils du peintre Vassili Sourikov.
Désormais, le festival est devenu l’un des événements les plus prestigieux et les plus courus du monde du 7ème art.
Inaugurée sous les meilleurs auspices, cette grande manifestation artistique réunit chaque année un impressionnant parterre d’artistes.
Créé en 2001, le FIFM n’a cessé de s’imposer en tant qu’événement de référence avec la participation de stars de premier plan venus du monde entier et l’engouement d’un public de plus en plus nombreux.
Cette année, le FIFM propose une sélection de 121 films représentant 22 nationalités.
Après les succès des 7 années précédentes, le festival International du Film de Marrakech recommence à faire parler de lui !
Mis en place par le FIFM (Fondation du festival International du Film de Marrakech présidé par son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid, le rendez-vous est d’ores et déjà fixé.
Du 14 au 22 novembre 2008, rendez-vous devenu incontournable de la fête du cinéma.
Il est vrai que ce festival a habituellement lieu en décembre, mais ayant toujours été critiqué par le festival du Caire (organisés à la même période) mais également critiqué par la presse et les pros du cinéma, lors de sa précédente édition, par l’absence de coordination entre les festivals de Marrakech du Caire et de Dubaï, qui se sont tous déroulés dans des laps de temps trop proches.
Un portail sur le festival International du Film de Marrakech sera accessible à partir du 1er juillet 2008 via : www.festivalmarrakech.info
Les demandes d’accréditation, de programme, d’infos, se feront via ce site ou :
au riad Larrouss
Tel : +212 24 43 24 93
Fax : +212 24 43 25 11
Mail : ffifm@lafondation.ma