Il informe que le marché sera fermé dans le cadre de la réalisation du complexe commercialqui se trouve sur l’avenue MohamedV. Les commerçants seront par conséquent transférés dans un nouveau marché situé dans la rue Ibn Toumert, proche de la grande poste de Guéliz. Il s’agit de 150 commerçants (70 commerçants, 4 maisons et deux restaurants est en discussion pour un arrangement) qui ont donné leur accord de revenir après le nouveau réaménagement. Les commercesseront vendus en priorité aux ex-locataires avec un abattement de 50%. Ceux qui ne disposent pas des fonds nécessaires devront céder leur place à d’autres.
Le projet dedémolition et du transfert du marché a été adopté par le conseil de la ville qui estime que l’état de ce lieu est délabré. Une controverse a accompagné depuis le début ce projet.
La reconstruction programmée depuis deux années n’a toujours pas démarré. Ce retard est dû, entre autres, aux réticences des commerçants à leur déménagement. Ces derniers font d’ailleurs circuler une pétition signée par plusieurs personnalités de la ville, notamment des intellectuels qui s’insurgent contre ce qu’ils appellent l’urbanisation de table-rase et la perte d’identité de plus en plus fréquente des lieux du Gueliz. Les pétitionnaires estiment qu’il faut trouver une autre solution que la démolition de ce patrimoine. Ce projet (titre foncier N° 90) d’un terrain de 13.692 m2 d’une valeur de 47 millions de dirhams, signé par le conseil communal de la ville de Marrakech, le CIH et l’ERAC prévoit la construction d’un ensemble plurifonctionnel de complexe commercial de 5 étagesregroupant 69 commerces, 57 bureaux, 96 appartements, un parking souterrain pour 325 voitures, en plus du marché central qui sera réalisé au sous-sol et au rez-de-chaussée .
Rappelons que l’ex-municipalité de Ménara-Guéliz a contracté en 1987 auprès du CIH un crédit de 11 millions de dirhams, dont elle a obtenu 5 millions de dirhams. Pendant ce temps et jusqu’à 2000, les 5 millions continuent à accumuler des intérêts et au bout près d’une décennie et demie, la commune de Marrakech-Ménara se retrouve avec une ardoise de 23 millions de dirhams de dettes. Le CIH entreprend après plusieurs rounds de négociations, une procédure judiciaire qui se conclut en 2001 par un verdict du tribunal de première instance de Marrakech condamnant la communeà régler le CIH. Faute de quoi, elle perdra ses droits de propriété sur un terrain en plein centre-ville, qui sera vendu aux enchères pour rembourser les dettes.
Le conflit trouvera un arrangement en 2002, avec la redistribution des rôles entre les différents intervenants. Le lot de terrain garantissant le crédit sera cédé à l’ERAC qui s’occupera de l’ensemble des étapes de la réalisation du projet et à la gestion financière des dépenses.
Le marché de Gueliz n’est pas le seul concerné par les démolitions et transferts. En effet, le marché de gros sera également déménagé au quartier industriel de Sidi Ghanem. 16 hectares sont dédiés aux différents marchés de gros (légumes, grains, fruits secs, poulet ) dans la zone industrielle avec une galerie pour les détaillants et des entrepôts pour le stockage. Les actuels locaux du marché de gros, situé en plein centre de Marrakech, à proximité de Bab Doukala serontdémolis. A la place seront construits des immeubles pour habitations et commerces.
