The Ballad of Jack and Rose est un film doux-amer sur la relation entre un père volontaire et idéaliste (Jack), et sa fille adolescente (Rose).
Ils vivent à deux en pleine nature dans une maison en bois, entourée de champs de fleurs.
Jack est un ex-soixante-huitard, qui a décidé de rester dans le lieu qui abritait une société de hippies lors de la révolution de ses 20 ans. Il fait la guerre à une agence immobilière qui construit des maisons préfabriquées tout près de chez lui parce qu’il ne supporte pas le conformisme. Il n’a pas besoin de travailler puisqu’il a hérité, et il est mortellement malade.
Jack a une maîtresse à la ville et tout va basculer le jour où il lui propose d’emménager chez lui avec ses deux fils...
Le film aborde donc une série de thèmes intéressants, mais sans les approfondir autant qu’on le voudrait. On les survole, on les effleure, et quand quelque chose se résout, c’est de manière artificielle. Artificialité que l’on retrouve aussi dans l’esthétique, un peu trop « fabriquée » ; tournée vers le joli ou l’ingénieuse mise en forme.
Reste l’incroyable prestation de Daniel Day-Lewis, qui met toute son élégance et son aura au service de ce personnage de père, et qui donne à lui seul la valeur nécessaire à ce film pour qu’il soit vu avec intérêt.
Made in Marrakech
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