Frozen land est une succession de catastrophes humaines qui font chuter les personnages chacun dans son propre cercle de l’enfer avec cette constance que les êtres quand ils chutent, ils entraînent avec eux ceux qui gravitent dans leur sillage.
Tout part d’un faux billet de 500 euros qui ouvre la ronde de la cruauté et de la vacuité des existences disparates d’une bande de désespérés à qui la vie refuse tout, même le dernier ouf de soulagement face au vide la mort. Entre celui qui perd son travail et se voit obligé de tout brader, l’autre alcoolique qui pense s’en tirer sans trop de conviction, le jeune toxicomane qui joue son va-tout face à la mort et une jeune bourgeoise en mal de repères, c’est l’absurdité des uns qui vient épouser la folie des autres et le film tourne en boucle de fracas en fracas comme des particules essaimées de vies brisées apr l’inanité de tout. Film noir, lourd, puissant, enragé sur l’impossibilité d’être. Un grand moment de choc où le cinéma n’est qu’un prétexte pour dire la misère des hommes.
