L'écrivain espagnol D. Juan Goytisolo offre à la Ville de Marrakech, son manuscrit 'Makbara'. Son manuscrit 'Makbara' fait don de son oeuvre à la Bibliothèque Ibn Youssef à Marrakech.

A cette occasion, une cérémonie est organisée à la bibliothèque Ibn Youssef où le manuscrit en question sera remis. Cette cérémonie sera présidée par Mohamed Achaâri, ministre de la Culture et Juan Goytisolo.


Cette oeuvre a pris racine à Jamâa Lafna à Marrakech qui a ensorcelé l’écrivain espagnol. « La makbara raconte l’histoire d’un amour impossible entre un ange déchu (un transsexuel) et un ouvrier émigré maghrébin. C’est un hymne à l’oralité, un chant qu’un conteur Œnesrani’égrène sur la célèbre place. Marchant sur les traces écrivains espagnols oubliés, Goytisolo redécouvre le patrimoine méprisé de l’Espagne chrétienne, la part arabe escamoté qui a fait sa richesse et son caractère unique en Europe. »

Ecrivain espagnol, Juan Goytisolo est né en 1931 à Barcelone et vit entre Paris et Marrakech. Après avoir émigré en France, il part pour Cuba, d’où il enverra des reportages. Puis il fait des tournées de conférences dans diverses universités américaines et entreprend une carrière littéraire. Ecrivant en espagnol, il publiera des essais, des nouvelles, des relations de voyages, des critiques, une autobiographie (« Coto vedado ») et des romans.

Sa bibliographie est riche. Elle est composée de « Jeux de mains » (Juegos de manos), traduit et préfacé par Maurice-Edgar Coindreau, Gallimard, 1957, « Deuil au Paradis » (Duelo en eî paraiso), traduit par Maurice-Edgar Coindreau, préface de José-Maria Castellet, Gallimard, 1959, « Fiestas » (Fiestas), traduit par Maurice-Edgar Coindreau, Gallimard, 1960, « Chronique d’une île » (La isla), traduit par Robert Marrast, préface de Maurice-Edgar Coindreau, Gallimard, 1961, « Pour vivre ici » (Para vivir aquî), traduit par Bernard Lesfargues, Gallimard, 1962, « Danses d’été » (Fin de fiesta), traduit par Maurice-Edgar Coindreau, Gallimard, 1964, « La Chanca, précédé de Terres de Nijar » (La Chanca y Campos de Nijar), traduit par Robert Marrast, Gallimard, 1964, « Pièces d¹identité » (Sena de identiïad), traduit par Maurice-Edgar Coindreau, Gallimard, 1968, « Don Julian » (Reivindicacion del conde Don Juliàn), traduit par Aline Schulman, préface de José-Maria Castellet, Gallimard, 1971, « Juan sans terre » (Juan sin Tierra), traduit par Aline Schulman, Le Seuil, 1977, « Makbara » (Makbara), traduit par Aline Schulman, Le Seuil, 1982, « Paysages après la bataille » (Paisajes después de la batalla), traduit par Aline Schulman, Fayard, 1985, « Chroniques sarrasines » (Crônicas sarracinas), traduit par Dominique Chatelle et Jacques Rémy-Zéphir, Fayard, 1985, « Chasse gardée » (Coto vedado), traduit par Aline Schulman, Fayard, 1987, « Les Royaumes déchirés » (En los reinos de taifa), traduit par Joëlle Lacor, Fayard, 1988, « Les Vertus de l’oiseau solitaire » (Las virtudes del pâjaro solitario), traduit par Aline Schulman, Fayard, 1990, « L’Arbre de la littérature » (El ârbol de la Uteraïura), traduit par Joëlle Lacor, Fayard, 1990, « La recherche de Gaudî en Cappadoce » (Aproximaciones a Gaudi en Capadocia), traduit par Joëlle Lacor et Annie Perrin, Fayard, 1992, « Barzakh » (La Cuerentena), traduit par Céline Zins, Gallimard, 1994, « Cahier de Sarajevo » (Cuaderno de Sarajevo), traduit par François Maspero, Nuée bleue,1993, « L’Algérie dans la tourmente » (Argelia en el vendavat), traduit par Mohamed Saad elYamani, Nuée bleue, 1994, « La Longue vie des Marx » (La saga de los Marx), traduit par Claude Bleton, Fayard, 1995, « La Forêt de l’écriture » (El bosque de las letras), traduit par Abdelatif Ben Salem, Fayard, 1997, « Etat de siège » (El sitio de los sitios), traduit par Aline Schulman, Fayard, 1999.


Al Bayane.

  | Le 08 Août 08 à 21h08






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